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Les Italiens et la Légion garibaldienne dans la Première Guerre mondiale - Lycée Marey Beaune

Les Italiens et la Légion garibaldienne dans la Première Guerre mondiale

lundi 20 octobre 2014
par M. VERNEY, Mme CUREL

Conférence de Madame Annita GARIBALDI JALLET
Les Italiens et la Légion garibaldienne dans la Première Guerre mondiale
Mardi 14 octobre 2014, Lycée Marey de Beaune

Les élèves des classes de Première L et ES du Lycée Marey de Beaune ont eu la chance d’assister, avec des membres du Club Italo Beaunois et de l’Association Mémoire Armée des Vosges Garibaldi à une conférence de Madame Annita Garibaldi Jallet, organisée par la Ville de Beaune.

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Cette arrière-petite-fille de Giuseppe Garibaldi, le héros de l’unité italienne, est la Présidente de l’Associazione Nazionale des Veterani et Reduci Garibaldini. Cette famille illustre, qu’elle incarne sincèrement, symbolise la lutte pour la liberté, y compris durant la Première Guerre mondiale. C’est ce sujet peu connu qu’elle est venue développer durant 1h30 devant une assemblée d’amateurs, mais surtout de lycéens qui ne connaissaient que peu de choses sur l’Italie dans la Grande Guerre : son entrée en guerre auprès de l’Entente, en mai 1915, alors qu’elle faisait initialement partie de la Triple Alliance, aux côtés de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie, avant le conflit.

Le développement précis et documenté qu’elle a réalisé, avec beaucoup de professionnalisme et de dynamisme, était essentiellement centré sur la Légion garibaldienne, composée de 1800 Italiens, dont six petits-fils de Giuseppe Garibaldi. C’est l’idée de leur père qui rêvait d’une nouvelle armée de volontaires allant dans le sens d’une alliance italo-française, et cela dès 1914. On peut donc se demander si ces jeunes hommes sont indépendants dans leur choix ou emportés par la tradition familiale ? Ils sont plus ou moins engagés et expérimentés en fonction de leurs âges. L’aîné, Giuseppe Garibaldi dit « Peppino », se distingue ; il a participé à la Révolution mexicaine et aux Guerres balkaniques en Grèce contre l’Empire ottoman. Ils arrivent en France au début du conflit et entrent dans la Légion étrangère, mais réussissent à former un régiment italien « légion garibaldienne », à l’intérieur de ce corps, ce qui inhabituel dans son fonctionnement. Ils appellent la population italienne de France et d’Italie à venir les rejoindre. De nombreux Italiens veulent partir, mais le gouvernement de leur pays les bloquent à la frontière ; certains arrivent cependant par Nice. Dès leur engagement, les volontaires italiens, mis à disposition du commandement de l’armée française, demandent le droit de porter la chemise rouge, emblème des Garibaldiens. Son port fut autorisé uniquement sous l’uniforme français qu’ils ouvraient pour laisser apparaître ce symbole, mais cela faisait d’eux des cibles bien visibles.

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Le régiment commandé Peppino se prépare à Montélimar, puis participe à la Bataille de l’Argonne en 1914 et 1915 ; envoyé en première ligne, c’est un véritable massacre et 300 Italiens y laissent la vie, dont deux des frères Garibaldi. Autre aspect exceptionnel dans cette histoire, les cercueils sont rapatriés en Italie et les morts sont honorés lors d’une grande manifestation, ce qui marque profondément les esprits. Cet événement est décisif dans l’entrée en guerre de l’Italie en mai 1915. La légion garibaldienne est dissoute, le gouvernement français ayant dégagé les Garibaldiens de leur engagement dans l’armée française. De nombreuses chemises rouges rejoignent les rangs de l’armée italienne et combattent au nord-est de l’Italie contre les empires centraux, tandis que d’autres s’engagent dans des unités de la Légion Etrangère.

Le 14 juillet 1919, c’est la consécration pour la Légion garibaldienne qui est invitée à participer au défilé de la victoire, mais c’est également la fin de l’épopée garibaldienne. En effet, le fil rouge de la tradition libertaire de cette famille est rompu par la césure du fascisme, à l’origine de sa division, entre nationalistes et anti-fascistes notamment. Pourtant, le père de Madame Annita Garibaldi Jallet est un bon exemple de Garibaldien qui a poursuivi l’esprit de cette glorieuse famille : il a refusé de porter l’habit fasciste, a été déporté pour avoir participé à la résistance française et est décédé après sa libération.

La classe de 1L et leur professeur d’Histoire-Géographie, Mme Curel

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