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La rentrée des professeurs - Lycée Marey Beaune

La rentrée des professeurs

mercredi 5 septembre 2012
par M. VERNEY

Si la rentrée est synonyme de stress pour beaucoup d’élèves, il faut savoir que pour les professeurs, ce n’est pas beaucoup mieux. Au moins, ça fait relativiser. JPEG - 59.1 ko « On n’a pas à se plaindre : ici, c’est un établissement convivial et le public est sympathique », assure Catherine Engasser, proviseur au lycée Marey de Beaune, en guise de mot d’accueil à ses nouveaux collègues. Ils étaient une petite vingtaine à être réunis, hier matin, assis derrière leurs tables dans une salle de cours, aux places qui seront, dès le lendemain, celles de leurs élèves.

Il y a ceux qui viennent d’être mutés, et les nouveaux professionnels, les stagiaires. Une esquisse du fonctionnement de l’établissement est dressée (donnant des indications sur des détails aussi pratiques que l’heure d’ouverture du restaurant scolaire), puis les “bémols” sont exposés. Au lycée Marey, les professeurs sont ainsi conviés à être particulièrement vigilants à l’absentéisme.

Parmi ceux assis là, il y a Marianne Gaudillère. Du haut de ses 24 ans, la jeune femme vient de décrocher son concours et entame sa première année en tant que professeur d’éducation physique et sportive.

Distance et quiproquos

Quelques années seulement la séparent de ses élèves. Un constat qui n’est pas toujours facile à gérer. « Il ne faut surtout pas s’installer dans un rôle de copine ou de grande sœur », explique-t-elle. « Même vis-à-vis des collègues, avoir l’air jeune peut-être source de malentendu. Un jour, alors que j’amenais un billet d’absence à un responsable pédagogique, on m’a demandé quel professeur me l’avait donné. Euh ? Ben, c’est moi le professeur ! », se souvient en riant l’enseignante. Julie Gerbe, à ses côtés, est nouvelle au lycée Marey, mais entame déjà sa troisième rentrée en tant que professeur de sciences et vie de la terre. Malgré tout, elle avoue ressentir encore un peu de stress. « Eh oui, toujours ! C’est l’appréhension de la première rencontre avec les élèves et l’exigence de faire bonne impression, etc. »

Aucune ne craint d’être confrontée à des élèves difficiles par contre. « On connaît déjà. En cas de gros problème, c’est l’exclusion, et voilà tout ». Ce qu’elles attendent de leur année ? « La plus belle récompense, ce n’est pas tant les bons résultats que la reconnaissance des élèves », explique Julie Gerbe. « Avoir l’impression d’avoir apporté quelque chose, d’avoir réconcilié un élève avec une matière. À nous de trouver l’astuce pour cela », complète sa collègue.

Aujourd’hui, les deux femmes sont affectées non loin de chez elles. Julie Gerbe est dorénavant tranquille : « J’étais mariée avant d’être stagiaire, ça fait des points en plus, c’est ce qui m’a permis de toujours rester en Bourgogne. Et là, je suis en poste fixe à Beaune ».

Effectivement, si durant l’année de stage, le professionnel est souvent placé dans l’académie au sein de laquelle il a passé son concours par la suite il rejoint le mouvement national. Pour espérer obtenir le poste de son choix, il lui faut compter sur ses points. Ceux-ci sont distribués en fonction de la situation maritale et de l’ancienneté.

Du coup, Marianne Gaudillère s’est déjà fait une raison : « L’année prochaine, je serais sans doute envoyée en région parisienne. Ce ne sont pas les lycées les mieux quotés mais peu importe. J’ai obtenu mon concours, je fais le métier que j’ai choisi. Quels que soient l’établissement et les élèves que j’aurais, je suis contente ».

Et c’est bien là le message que les deux enseignantes veulent faire passer à leurs élèves : le stress, c’est pour tout le monde, pas la peine de le cacher, mais on peut le gérer et le dépasser. JPEG - 87.1 ko

Une équipe en renfort

L’académie compte 220 stagiaires. Ils sont trois à être accueillis au lycée Marey cette année, enseignants d’EPS, de lettres-histoire et de biotechnologie. Ces jeunes professionnels viennent de décrocher leur concours (le Capes) et devront travailler un an avant d’être titularisés. Même s’ils ont par ailleurs déjà eu l’occasion d’exercer dans le cadre d’autres stages, celui-ci est le premier où ils auront « une classe à eux », pour un an. Au long de cette année, ils seront épaulés par l’équipe pédagogique en place dans l’établissement et notamment par un tuteur qui joue le rôle de référent. Celui-ci peut, par exemple, accueillir le stagiaire dans sa classe ou participer à l’un de ses cours s’il le souhaite. Il distille les conseils et reçoit les doléances au besoin. Au milieu de l’année, le professeur stagiaire sera inspecté par un conseiller pédagogique et en fin d’année, par l’inspecteur tandis que le chef d’établissement devra rendre un rapport sur son travail. « On s’assure de la bonne coopération et du dialogue avec les parents d’élèves, du travail en équipe et du bon comportement du fonctionnaire », témoigne Catherine Engasser, la proviseur.

Le Bien Public le 04/09/2012


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